Au revoir !

revoir

Un dernier au revoir, un dernier hommage, ce dernier moment près de ton corps froid, dans la boîte qui sera ta dernière demeure…

On partageait le même sang, on descendait des mêmes racines et pourtant, on se connaissait si peu. Ton physique me rappelait tellement ta maman, cette femme au cœur pur que j’ai tant aimé et qui me manque chaque jour.

Combien sommes-nous à écrire ces lignes ? Combien sommes-nous à penser comme ça ?

Beaucoup trop, je le crains.

On ne choisit pas sa famille, les amis sont la famille que l’on se crée, et il y a sûrement d’autres dictons un peu plat comme ceux-là.

Notre famille est essentielle dans nos vies ! Ce sont eux ! Eux qu’on aimera à en crever et eux qu’on détestera de colère comme on n’a jamais détesté qui que ce soit jusqu’ici. Dois-je vous rappeler que la colère est une forme d’amour ?

Nous avons tous des côtes que l’on trouve bizarres dans nos familles, nous avons tous des conflits familiaux de premier second voire troisième degré. Mais je pense que les conflits les plus tristes sont ceux qui traversent les générations sans que plus personne ne s’en inquiète.

On passe parfois des années à essayer de plaire à quelqu’un. On essaie pendant des mois de se faire accepter dans une nouvelle équipe au boulot. On court parfois derrière des amitiés qui ne sont pas faites pour nous. Mais ces personnes qui portent parfois notre nom en plus de descendre du même arbre généalogique pourtant nous accueilleraient les bras ouverts avec tellement de curiosité au fond des yeux. Pourquoi ne franchissons-nous pas le pas tout simplement ?

Ce sera un texte où je ne donnerai pas de début de solution, pas de suggestion parce que je peux me jeter la première pierre. Mais je partage ces idées. Et si on rapprochait de nos proches ?

Je sais maintenant qu’on ne vit pas ce genre d’événement avec un cœur de marbre. On a quand même envie d’ouvrir la boîte et lui dire… “Allez viens, on prend un café et on parle un peu?!” Mais ce n’est techniquement pas possible. Donc il ne te reste plus qu’à faire avec, accepter et peut-être en tirer une leçon. Et si on arrêtait de jouer à la famille et qu’on la réalisait un peu plus !