Dépasser ses peurs

peurs

 

Une intro ?

Voici un sujet que j’affectionne beaucoup parce que je l’ai présenté de façon à dépasser une des miennes “ Parler en public!”, j’ai déjà exprimé dans une autre story ici sur medium que je souffrais d’un manque de confiance en moi. Les deux pouvant être liés, j’étais tétanisée ! Mais je me suis prouvée que je pouvais être plus que quelqu’un d’effrayé en présentant ce sujet devant des dizaines de personnes. C’était pas une présentation du feu de dieu mais pour moi c’était un exploit !

Mais d’abord qu’est ce que la peur?

Le dictionnaire nous dit “Sentiment de forte inquiétude en présence ou en l’idée d’un danger, d’une menace”. Ça c’est bien entendu la théorie. On sait très bien que ce que nous ressentons est au delà cette définition ! Avec les décennies qui ont passées, la peur a été rangée dans la catégorie des sentiments négatifs, avoir peur n’est pas bon aujourd’hui. Je dirai, FAUX !

Il faut quand même se rappeler que du temps des hommes des cavernes c’est grâce à la partie reptilienne de notre cerveau, c’est à dire celle qui déclenche la peur, que nous restions en vie face au danger. C’est toujours grâce à la peur que nous avons conscience que nous ne ferons pas le poids devant quelqu’un armé jusqu’aux dents, enragé et dépourvu de sens moral.

Les 4 sentiments primaires

La peur fait partie de ces 4 sentiments avec la joie, la tristesse et la colère. La peur est un signal émotionnel qui ne se contrôle pas. Maintenant c’est un sentiment qu’il est possible d’apprivoiser. Chacun de ces 4 sentiments jouent un rôle positif dans notre bien-être. Et de eux découlent une multitude d’autres sentiments. Il est normal de les ressentir, il est sain de les laisser vivre en vous et il est intelligent d’apprendre à les écouter, les comprendre et faire avec eux votre quotidien.

Pourquoi est ce qu’on a peur?

La première chose à faire au moment ou nous sommes effrayés est de faire la différence entre menace réelle et menace imaginaire. A l’heure actuelle beaucoup d’entres elles sont imaginaires. Elles naissent de nos pensées négatives, via le bourrage de crâne, ou depuis les traumatismes d’avant.

Si vous tourner en boucle un scénario catastrophe dans votre tête pendant des heures, des jours, il y autant de chances qu’il se passe comme autant de chance qu’il ne se passe juste, rien du tout ! Avoir peur de l’inconnu est assez courant, mais imaginer l’inconnu en version catastrophe est clairement une perte de temps. (Je ne juge pas, bien entendu, j’ai mainte et mainte fois pratiqué cet exercice néfaste)

Si vous passez des jours entiers à regarder les infos, des documentaires sur la situation mondiale, et même un petite série qui relate les guerres et les centaines de milliers de morts dans le sud de la planète. Il y a d’énormes chances que vous soyez stressé à l’idée de sortir de chez vous.

Si vous ne pensez pas à soigner vos blessures d’avant, elles viendront à vous encore et encore jusqu’à ce que vous vous en occupiez (Voir ma story sur l’acceptation). Les mauvais souvenirs peuvent créer des blocages en nous, des fausses croyances parfois aussi.

Tout ça pour dire que de ces comportements là vont naitre le stress, l’anxiété, l’hésitation, la boule au ventre, la panique en allant jusqu’aux crises d’angoisses.

NOUS NE POUVONS PAS TOUT CONTRÔLER, Il y aura toujours un imprévu, quelqu’un ou quelque chose qui nous fera sortir de notre zone de confort. Mais acceptez que ressentir la peur est normal, le but est de parvenir à ne pas en perdre nos moyens, ne pas en être paralysé.

Identifier ses peurs

Afin de savoir si votre peur est réelle, fondée et possible ou si au contraire elle sort totalement de votre imagination et du dernier film que vous avez vu (on a tous des talents de scénariste) vous devez la mettre en situation. Je m’explique… Choisissez l’une de vos peurs, le noir, le vide, les inconnus, parler en public, les araignées, les pigeons, les vers de terre… Et dans votre tête visualisez le pire, mais le pire du pire qu’il pourrait arriver. Ensuite demandez vous si c’est réaliste? Vous verrez que c’est souvent non 🙂

Pour exemple, lors de ma présentation, j’avais cité ma phobie des araignées. Lorsque j’ai commencé à travailler cette peur, j’habitais dans un rez-de-chaussée à la hauteur des caves, ma petite terrasse était entourée des haies des voisins et de leurs escaliers. Dans ces mêmes haies vivaient une quantité incroyable d’araignée de taille moyenne, mais à cette époque là elles étaient GÉANTES, aux pattes crochues, de couleurs fantaisistes, ce qui les rend encore plus effrayantes que la banale noire.

Ma mise en situation était que… Un matin j’allais me lever et en allant sur ma terrasse, j’aurais constaté que ces mêmes affreuses auraient cernés toutes les haies, fait des toiles reliant le moindre recoin de ma terrasse et elles auraient pris le pouvoir des lieux. Alors ? On s’interroge… ? Si je pousse ma mauvaise foi au maximum c’est totalement réalisable ! Elles auraient pu s’éclater à faire une toile géante et organiser le festival de l’araignée dedans mais… de un je pense que ça leur prend plus d’une nuit pour réaliser une oeuvre comme celle là. De deux je prends un briquet et je fais Roufff la grand toile en quelques secondes. De trois j’ai quand même la porte d’entrée de l’appartement pour sortir… Peur réelle ? Bah non, totalement imaginaire et non fondée. Suite au prochain chapitre ?

Pourquoi vos projets n’avancent pas?

Pensez à quelque chose que vous voudriez réaliser depuis bien longtemps mais qui n’a pas bougé d’un pouce. Peu importe le domaine, peu importe son importance, choisissez quelque chose que vous voulez accomplir mais que vous n’avez pas encore entrepris. Ensuite posez vous deux questions…

“Quel serait le pire qui pourrait m’arriver si ce projet se réalisait?”

“Quel est le positif depuis tout ce temps suite à la non-réalisation de ce projet ?”

Si dans vos réponses vous vous confrontez à l’une de vos peurs, retourner à l’exercice précédent et demandez vous si c’est une peur fondée ou non?

Et si la fin du monde était prévue pour dans 3 semaines?

“Avec cette perception là, quel est le plus important pour vous? , Avez-vous vécu votre vie comme vous le vouliez? , Avez-vous mené une vie heureuse, en accord avec vous-même? , Avez-vous des regrets?Des choses que vous auriez pu faire autrement?, Que feriez vous différemment?”

Posez-vous ces questions, soyez honnête avec vous-même et assumez vos responsabilités !

Et si à partir de maintenant vous décidiez de vivre comme si vous alliez mourir demain ! Comment voyez vous votre vie?

En voyant les choses de cette façon là, la plupart de vos peurs s’évanouissent.

Surmonter ses peurs !

Je ne pouvais pas écrire tout ça, sans vous donner des clés pour travailler et surmonter vos peurs.

Si je refais une parenthèse sur mes araignées, aujourd’hui, elles ne m’effraient plus, je vis toujours dans un rez-de-chaussée, elles font donc de mon territoire le leur. J’ai appris sur leur façon de faire, leur façon d’être, j’ai regardé leurs réactions et aujourd’hui, celles que je trouve encore très moche ou très grosses je les remets délicatement dehors avec la technique du pot et du papier. Les autres font leurs vies dans l’appart. J’avertis quand même de façon sympa, qu’elles peuvent rester mais je décline toutes responsabilités face à mes chats.

Ma peur de parler en public. Je l’ai travaillé avec ces mêmes techniques que je vous explique ci-dessous. Je ne vous dis pas que demain je raconterai tout ça devant une salle de 1000 personnes sans même ressentir une petite inquiétude. Je reste quand même qui je suis, mais aujourd’hui je sais que je peux le faire, je sais que je suis capable de le faire, je sais que je peux avoir confiance en moi et que rien de grave ne m’arrivera.

Surmonter une peur c’est la confronter, l’apprivoiser, apprendre d’elle. Prendre son courage à deux mains et accepter de sortir de sa zone de confort. Faire ce pas là, équivaut à s’octroyer la possibilité de réaliser ce que l’on désir.

La méthode KAIZEN.

Cette méthode suggère d’y aller petit à petit, étape par étape. Fixez-vous des petits challenges, des petits objectifs par rapport à votre peur et réalisez les tranquillement. A chaque étape réussie, grossissez un peu le challenge. Parce qu’a chaque étape réussie vous allez gagner en confiance. En suivant cette méthode là, en vous écoutant , en allant à votre rythme vous arriverez très vite à dépasser votre peur. Parce que votre confiance se changera en témérité et même si vous vous ferez vraiment peur à un moment, vous la dépasserez et vous serez très content de vous.

La relaxation.

Il faut savoir que la peur s’accompagne de réactions physiologiques et émotionnelles, elles sont variables d’une personne à l’autre. Je l’ai déjà cité dans d’autres stories, nous ne réagissons pas pareil face aux événements. Ces réactions vont de palpitations, transpirations, mains moites, maux de tête. Apprenez à reconnaître ces émotions vous permettra de mieux les apprivoiser. Mieux les gérer. Vous allez pouvoir vous recentrer et respirer calmement. La technique est très simple. Inspirez tranquillement pendant 4 vraies secondes et expirez tout aussi tranquillement pendant 8 vraies secondes, faites cet exercice 3 fois. Ressentez votre corps, ressentez votre esprit qui s’apaise parce que vous êtes en train de vous oxygéner comme il faut. Vivez vos pensées qui se calment doucement. Pendant que vous pratiquez ça… vous pensez déjà à autre chose.

La visualisation positive.

Prenez un instant avec votre peur, calmement, fermez vos yeux et faites vous cette magnifique histoire, votre peur en version positive. Pas tout ces scénarios catastrophe, faite celui version hyper positive ou tout se passe très bien, où vous êtes heureux de vivre ce moment, où vous arrivez au bout de votre peur, où vous êtes fier de vous, où vos proches sont trop content pour vous parce que vous avez réussi. Visualisez la confiance en vous, visualisez la joie ressentie et l’accomplissement! Imprégnez vous de tout ça et répétez cet exercice autant que possible. On appelle ça aussi l’auto-suggestion et c’est une technique qui marche! Dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs, mais ici nous ne parlons que de positif ?

Conclusion.

C’est vous qui avez les clés de votre vie, c’est vous et uniquement vous qui décidez ce que vous allez faire, avancer ou rester derrière vos barrières limitantes?

La vie est courte, évitez de la passer planquer avec vos peurs et vos regrets sans vivre vos rêves. Soyez responsable de ce qui vous arrive de bien ou de mal. Agissez en accord avec vous-même. Prenez des décisions sans tenir compte de vos peurs ou de l’avis des gens. Dites non quand vous voulez dire non et à l’inverse oui quand vous voulez dire oui !

Nous avons tous la capacité de changer et de mener notre vie comme bon nous semble.

PRENEZ SOIN DE VOUS et RÉALISEZ VOUS !

Vous feriez quoi si votre vie s’arrêtait demain ?!

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