Laide entraide

A lire avec un certain recul 😀

entraide

 

Il y a une différence entre, s’aider soi-même et aider les autres. S’aider soi-même doit couler de source, peu importe votre besoin, votre difficulté, votre taux de mal-être vous vous devez d’être votre solution ! Comme j’aime à le dire, vous serez la seule et unique personne à prendre soin de vous-même jusqu’à votre dernier souffle ! Personne ne peut faire les choses pour vous, même si cela parait plus simple, plus agréable, ce n’est ni bon, ni responsable. Lorsque vous demandez de l’aide à quelqu’un, vous lui demandez un soutien dans ce que vous entreprenez, c’est-à-dire clairement un accompagnement dans l’aide que vous vous apportez déjà à vous-même. Par ces mots, je ne dis pas que vous ne devez jamais demander d’aide, reconnaître que l’on ne peut pas tout faire tout seul, c’est sain aussi, il faut juste, comme pour tout dans la vie, trouver ce juste-milieu.

Le dictionnaire dit : “Action d’intervenir en faveur d’une personne en joignant ses efforts aux siens”
Synonymes : “appui, assistance, collaboration, coopération, soutien.

Maintenant que les bases sont mises, on parle le même langage pour la suite, on a la même définition en tête.

Aider les autres :

L’inconnu: lui apporter son soutien dans un service rapide, lui offrir un sourire alors qu’il exprime de la peine, le dépanner de façon rapide, ceci, c’est agir avec spontanéité, avec bienveillance et amour pour l’humain. De préférence sans jugement et sans rien attendre en retour. J’ai envie de dire, cumuler les actions de ce genre, c’est bon, c’est bien, ça nourrit votre âme et celle de la personne à qui vous rendez service. Si vous voulez en savoir plus sur les bienfaits de ces actions je vous suggère de vous renseigner sur la loi de l’attraction.

Mais ce n’est toujours pas là où je veux en venir. Le sujet que je voudrais traiter aujourd’hui devient, je pense un sujet important “à débattre”.

L’aide aux proches (amis et/ou famille):

Les personnes proches de nous sont importantes cela va de soi, leur bien-être est primordial. Voir les personnes qu’on aime heureuse et épanouie est quand même beaucoup plus agréable que les voir souffrir. Je suis entièrement d’accord avec vous !

Il va nous arriver d’aider nos proches, nos amis de la même façon et à la même vitesse que l’aide donnée aux inconnus. C’est irréfléchi, ça coule de source, on ne se pose même aucune question. Parce que c’est eux, on montera même un peu le niveau, les services rendus peuvent devenir plus conséquents, plus long, plus intimement liés. Et je comprends toujours tout ça !
Aider ses proches apporte les mêmes bienfaits aux âmes pour les deux et c’est tellement bon de voir l’autre sourire à nouveau parce qu’on agit/réagit ensemble.

Maintenant que j’ai bien tout détaillé, je vais entrer dans le vif de mon sujet.

Aider l’autre à son propre détriment :

J’ai conscience que je touche un sujet humainement délicat, mais honnêtement, je pense que c’est un sujet très important pour le bien-être général. Je ne parlerai pas des personnes mal-intentionnées que ce soit d’un côté comme de l’autre. C’est un autre débat. Partons du principe que tout est bienveillant !

À son propre détriment, la personne qui aide :

Cela part toujours (je l’espère.) d’un bon sentiment, du cœur et pour faire du bien à l’autre. Nous voyons le besoin et la détresse de l’autre et nous voulons agir pour l’aider, le soutenir. Cela part d’une intention, d’un conseil, d’un coup de pouce suivi d’un autre, d’un autre, d’un autre…. On ne lâchera pas parce que nous voyons vraiment cette personne dans le besoin (qu’il soit matériel, émotionnel, physique, psychologique, attention, écoute, temps,…). Nous allons déployer l’énergie nécessaire pour essayer de palier à ce besoin (qui appartient à l’autre). Nous pouvons même donner plus d’énergie que nous en avons ; parce que notre désir d’aider et d’arriver à fournir une solution est très grand. Si on pousse encore le VICE (le terme n’est pas exagéré.), on peut finir par se perdre dans cette recherche de solution, se fatiguer, s’épuiser, y laisser son moral et plus encore… Mais pourquoi ?

Au détriment de l’autre, la personne qui reçoit l’aide :
Il y a plusieurs types, pour n’en citer que quelques-uns :

1. Elle demande de l’aide en boucle.
2. Elle est dans la merde, mais n’en a pas conscience.
3. Elle écoute, semble appliquer, mais ignore.
4. Elle ne demande rien et dit oui oui …

1. La plaintive :

Cette personne se lamente sur son sort constamment, de nature très négative, rien ne va, rien n’est bien, rien n’est suffisant, personne ne convient dans son entourage (parfois sauf vous). Elle ne dégage pas d’apparence cet esprit-là et c’est pour ça qu’on voudrait l’aider parce qu’elle a même l’air de bonne volonté.

2. Le déni à toute épreuve

Elle va très bien, tout s’arrangera tout seul, tout est arrivé tout seul de toute façon rien n’est jamais de sa faute, ce sont toujours les autres. Elle niera ce qui arrive, niera ce que vous détecter, niera ce qui est évident et mettra tout ça sur le premier qui passe.

3. Le style confessionnal.

Elle viendra exposer ses problèmes, expliquera, détaillera, pour que vous ayez bien toutes les données et vous demandera conseil, elle écoutera avec attention répétera pour vous prouver son implication et complétera encore les données pour qu’il ne manque pas un mot de l’histoire. Une heure, un jour, une semaine, rien n’est trop pour qu’on lui apporte de l’attention.

4. La fausse bonne volonté.

Vous avez décelé le problème, parce que vous êtes attaché à cette personne vous allez mettre le doigt dessus, lui donner des conseils, proposer votre aide, une fois, deux fois, trois fois. Cette personne vous remerciera de vos conseils, approuvera parfois que ce que vous dites est réel, peut-être même qu’elle ira jusqu’à promettre de mettre cette belle solution en application, mais jamais rien ne se fera.

 

Je tiens à préciser que ces écrits ne comporte aucun jugement sur aucune personne. Je tiens à continuer de croire que chacun adopte certains comportements que nous voyons comme néfaste par pure souffrance. Je continue de penser que chacune des personnes agissant comme ça à des raisons propres à son vécu.

 

Cependant, vous voici confronté à un, plusieurs ou tous les types de ces personnes, on répète donc qu’aider les autres, c’est bien, c’est bon et c’est ce qu’il faut faire.

Mais cela doit être fait avec des limites, vos limites. Celles du respect que vous vous portez. Il faut garder à l’esprit que chaque personne sur cette terre à son propre fond et tant qu’elle ne l’a pas atteint, elle ne remontera probablement pas.

La première fois que j’ai entendu ça, j’ai pensé très fort que la personne qui m’enseignait ça était profondément égoïste. Depuis, j’ai fait 20 années de vie et j’ai appris de moi-même et des autres que c’était réel. Ce n’est qu’en ayant touché mon fond à moi que j’ai pu remonter. Et j’ai en ai fatigué des proches autour de moi avant d’y parvenir. Ceci renforce donc mon idée que les personnes dont on parle ici ne sont pas fondamentalement mauvaise. Mais c’est pour ça que vous devez faire attention à vos limites. Ne pas aider les autres à votre propre détriment.

Écoutez-vous, analyser vos ressentis. Comprenez et acceptez que vous ne puissiez pas faire plus que ce que vous avez déjà fait.

Vous pourrez reprendre l’aide à l’autre une fois que lui aura réagit et là elle sera pleinement utile. De votre côté en agissant comme ça vous allez apprendre l’acceptation face à une situation où vous n’avez pas de pouvoir, la patience d’attendre le rebond de la personne concernée, l’écoute de vous-même, le respect aussi de vous et de l’autre en ne le brusquant pas avec des choses qu’il n’est pas prêt à vivre ou entendre. J’ai conscience que dans certaines situations, c’est très dur de lâcher prise, mais je pense que nous n’avons pas le choix d’agir ainsi. Pour nous comme pour l’autre.

Je finirai par mon mantra personnel … PRENEZ SOIN DE VOUS, PRENEZ SOIN DES VÔTRES ET ENCORE PRENEZ SOIN DE VOUS !